République de Bosnie-Herzégovine

  
     
PETITION
    
ADRESSEE
    

A LA COUR CONSTITUTIONNELLE DE BOSNIE-HERZEGOVINE

AU CONSEIL DES MINISTRES DE L'UNION EUROPEENNE

SECRETAIRE GENERAL DES NATIONS UNIES

             A TOUS LES PARTIS POLITIQUES DE BOSNIE-HERZEGOVINE

              MIROSLAV LAJČAK - HAUT  REPRESENTANT DE LA C.E. EN BOSNIE

 
   

NOUS EXIGEONS

   

       LA NOUVELLE ENTREE EN VIGUEUR DE LA SEULE CONSTITUTION LEGALE     ET INTERNATIONALEMENT RECONNUE DES CITOYENS DE LA BOSNIE-HERZEGOVINE

 

          LA CONSITUTION DE LA REPUBLIQUE DE B-H DE 1992 EST BASEE SUR :

 

LA CONVENTION EUROPEENNE DES N.U ET DE L'U.E., SUR LES DROITS DE L'HOMME, SUR L'EGALITE CONSTITUTIVE DE L'ENSEMBLE DES CITOYENS DE B-H ET UNE IMPORTANTE DECENTRALISATION REGIONALE DEVANT FAVORISER L'UNITE DES POUVOIRS LOCAUX ET DES REGIONS A L'INTERIEUR DU SYSTEME CONSTITUTIONNEL DE L'ETAT, SOIT DE LA REPUBLIQUE DE BOSNIE-HERZEGOVINE.

 

AUX TERMES DE LA CONSTITUTION DE LA REPUBLIQUE DE B-H DE 1992, TOUS LES CITOYENS (QUELLE QUE PUISSE ETRE LEUR APPARTENANCE RELIGIEUSE OU ETHNIQUE) ETAIENT DES CITOYENS EGAUX ET LES ETATS VOISINS N'AVAIENT AUCUNE RAISON DE L'AGRESSER SOUS PRETEXTE QUE L'EGALITE EN DROITS DE CERTAINS DES CITOYENS DE LA REPUBLIQUE DE B-H ETAIENT MENACES. LA CONSTITUTION DE LA R. DE B-H EST UNE CONSTITUTION ACCORDANT A L'ENSEMBLE DE SES CITOYENS LES MEMES DROITS CONSTITUTIFS ET DONT L'EGALITE EST GARANTIE TANT SUR LE PLAN CONSTITUTIONNEL QUE LEGISLATIF.

 

LES 29 FEVRIER ET 01. MARS 1992, LES CITOYENS DE LA REPUBLIQUE DE BOSNIE-HERZEGOVINE ONT VOTE A UNE MAJORITE DE 64% EN FAVEUR D'UNE BOSNIE-HERZEGOVINE SOUVERAINE ET INDEPENDANTE, L'ETAT DE PEUPLES ET CITOYENS EGAUX EN DROITS. CE REFERENDUM A ENTRAINE IMMEDIATEMENT L'AGRESSION DE LA SERBIE ET DU MONTENEGRO, PUIS DE LA CROATIE, AGRESSION DONT LES CONSEQUENCES ONT ETE : LA MORT D'ENVIRON 200.000 CITOYENS DE LA R. de B-H, PLUSIEURS DIZAINES DE MILLIERS D'INVALIDES, DES MILLIERS DE FEMMES VIOLEES, ENVIRON 2 MILLIONS DE CITOYENS CHASSES DE LEURS MAISONS, DES CENTAINES DE MILLIERS D'ENFANTS RESTES SANS L'UN DE LEURS PARENTS OU MEME SANS LES DEUX, D'IMMENSES DOMMAGES MATERIELS. LE BUT DE CETTE AGRESSION ETAIT, ET RESTE, LE DEMENTELEMENT DE LA REPUBLIQUE DE BOSNIE-HERZEGOVINE, OBJECTIF EN GRANDE PARTIE REALISE, SI BIEN QUE LA CONSTITUTION LEGALE ET LEGITIME DE LA R. DE B-H A ETE SUSPENDUE PAR DES MOYENS ILLEGAUX.

 

NOUS, LA MAJORITE DES CITOYENS DE LA R. DE B-H, AVONS DEFENDU ET DEFENDONS TOUJOURS LA CONSTITUTION LEGITIME DE NOTRE ETAT, UN ETAT BASE SUR LA LEGALITE ET LES DROITS DE L'HOMME DE TOUS LES CITOYENS DE LA REPUBLIQUE DE B-H QUELLE QUE SOIT LEUR APPARTENANCE RELIGIEUSE, ETHNIQUE OU AUTRES SPÉCIFICITÉS.!

 

   

ARGUMENTATION

       

               LA CONSITUTION DE DAYTON EST ILLEGALE TANT

SUR LE PLAN DU DROIT INTERIEUR QU' INTERNATIONAL

1. L'Article II de la Convention sur le génocide définit, à l'échelle internationale, le crime de "génocide" de la manière suivante :

Dans l'actuelle Convention, le génocide est un acte perpétré dans l'intention d'exterminer, dans son intégrité ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux spécifique, et ce de la manière suivante :

(a) en exécutant les membres de ce groupe.

(b) en infligeant de graves blessures corporelles ou mentales à un groupe, dans le but d'entraîner l'anéantissement physique de l'ensemble ou d'une partie de ce groupe.

(c) en créant intentionnellement des conditions de vie telles qu'elles entraînent l'anéantissement physique du groupe tout entier ou d'une partie du groupe.

(d) en prenant des mesures destinées à empêcher toute nouvelle naissance à l'intérieur de ce groupe.

(e) en déplaçant de force les enfants d'un groupe à un autre .

En 1993, la République de Bosnie-Herzégovine a déposé une plainte devant la Cour internationale de justice de La Haye accusant l'ex-Yougoslavie (Serbie et Monténégro) de génocide tel que défini sous (a), (b), (c) et (d), ainsi que par l'Article II de la Convention sur le génocide. La Bosnie a jusqu'à présent remporté toutes les étapes de ce procès, qui devrait bientôt se terminer par les plaidoiries et le jugement définitif.

Les citoyens de Bosnie-Herzégovine exigent que la Republika Srpska, créée grâce au génocide, soit déclarée illégale et que la Constitution de la République de Bosnie-Herzégovine entre de nouveau en vigueur.

2. La République de Bosnie-Herzégovine était un Etat internationalement reconnu, le 177ème membre des Nations Unies. Aux termes de la Charte des N.U - la Constitution et institutions des Etats-membres des N.U. ne peuvent être changés suite à l'agression d'un autre Etat alors que les Nations Unies elles-mêmes ne disposent pas du droit de se mêler des affaires intérieures de ses membres.

L'article 2, paragraphe 7, de la Charte des NU stipule:

Rien, dans cette Charte, ne donne droit aux Nations Unies de s'immiscer dans les affaires relatives à l'ordre juridique intérieur de quelque pays qu'il soit.

Dans sa résolution n° 752, votée en 1992, le Conseil de sécurité des Nations Unies a déclaré la Serbie et le Monténégro agresseurs de la République de B-H et la résolution 757,également votée en 1992, a ordonné la prise de mesures de représailles à l'encontre de l'agresseur en introduisant des sanctions économiques.

Les Nations Unies n'auraient pas dû permettre l'organisation de négociations sur un éventuel changement de la Constitution de l'un de ses Etats-membres victime d'une agression, ceci malgré l'accord du Président de la Présidence de la République de B-H. Le résultat de ces négociations a été le changement par la force de la Constitution d'un Etat victime d'une agression.

3. L'Accord de Dayton a placé la Bosnie-Herzégovine sous la tutelle de la RS de Yougoslavie et de la République de Croatie, ce qu'interdit l'article 2 de la Charte des NU. Selon le droit international, les NU sont tenues d'assurer la protection des pays-membres, sauf au cas où le pays-en question, membre des NU, renoncerait de lui-même à ce droit. Mais ce renoncement ne peut être le résultat d'une fausse présentation ou réinterprétation de l'objet des pourparlers, soit de l'imposture d'un homme d'Etat sur son propre peuple. Les "représentants" de la BH ont caché, et cachent aujourd'hui encore l'étendue de ce complot (négociations sur la Constitution à huis clos et en-dehors des institutions du système); il ne s'agissait pas de Droit mais bien d'un complot.

L'article 2.1. de la Charte des NU stipule:

Les rapports entre les membres des NU doivent être basés sur le respect du principe de la souveraineté et  de l'égalité.

4. La Constitution d'un pays étant l'expression de la souveraineté et de l'égalité des pays membres des NU, il est évident que la participation de pays limitrophes aux négociations sur la Constitution était une violation flagrante de l'article 2 de la Charte des NU, en tant que norme impérative du droit international. Le fait que la RSY et la R. de Croatie ont participé directement aux pourparlers portant sur la Constitution de la Bosnie-Herzégovine, alors qu'ils s'étaient efforcés précisément de changer cette Constitution par la guerre et l'agression, est contraire à l'article 2 de la Charte des NU.

Ceux qui, à Lisbonne en 92, Genève en 93 et Dayton en 95 ont donné aux agresseurs l'illusion qu'ils l'avaient emporté en acceptant de débattre de leur propre Constitution, se défendent aujourd'hui en évoquant la soi-disant pression exercée sur eux par le monde, négligeant les faits cités plus hauts concernant l'indivision, le caractère inviolable de la souveraineté et le caractère illégal, nul et non avenu de tout accord conclu sous la pression, le mensonge ou l'expression d'une volonté illégitime.

5. Du point de vue du droit intérieur,  les pourparlers sur la Constitution de la République de B-H et l'adoption de "l'Accord de Dayton" constituent un acte de trahison envers la République, ce qui ressort visiblement des articles 154 et 155 de la Constitution de la R. de B-H qui stipulent :

Article 154

C'est un droit inviolable et inaliénable et une obligation pour les citoyens, les peuples de Bosnie-Herzégovine et membres des autres peuples qui y vivent de sauvegarder et de défendre la liberté, l'indépendance, la souveraineté, l'intégrité et l'unité  territoriale de leur pays, ainsi que l'ordre instauré par la Constitution de la République.

Article 155

Nul n'a le droit d'accepter ou de signer la capitulation, ni d'accepter ou reconnaître l'occupation de la République de Bosnie-Herzégovine ou de certaines de ses parties. Nul n'a le droit d'empêcher les citoyens de la République de Bosnie-Herzégovine de lutter contre l'ennemi qui a attaqué cette République. De tels actes sont anticonstitutionnels et seront condamnés en tant qu'actes de  trahison envers la République. La trahison est le crime le plus grave pouvant être perpétré contre un  peuple et sera puni comme un grave acte criminel.

Le représentant légitime du peuple croate en B-H, Kresimir Zubak, ayant même refusé de signer l'accord de paix préliminaire élaboré à Dayton, ce sont des fonctionnaires de l'Etat voisin - la Croatie - qui ont paraphé cet accord, fait encore inconnu  dans la pratique du droit international.

L'annexe 4 de la version finale de l'Accord de paix, l'Accord signé à Paris, considérée aujourd'hui comme la Constitution de la Bosnie-Herzégovine, n'a jamais été ratifiée par l'Assemblée de la République de Bosnie-Herzégovine, ce qui est la preuve du comportement illégitime des représentants de la Bosnie-Herzégovine et signataires des Accord de Paris. L'Annexe 4 n'a ainsi jamais fait l'objet d'une procédure légale d'amendement de la Constitution telle qu'instituée par l'ancienne Constitution, toujours en vigueur, de la République de B-H.

6. Selon les conventions sur les accords intergouvernementaux, la Convention de Vienne de 1969, annexée à la Charte des NU, estime nul et non avenu tout accord contraire au droit international et donc contraire à la Charte des NU. Il est essentiel pour la B-H que l'article 53 de cette Convention estime invalides même ceux des  accords conclus volontairement s'ils sont contraires au droit international. Par ailleurs, "la Constitution de Dayton", partie intégrante d'un accord est contraire à la convention sur les accords intergouvernementaux citée plus haut, prenant en considération uniquement les accords signés entre Etats et ne portant en aucun cas sur les constitutions de ces pays.

La Constitution de Dayton représente donc un document illégal, une "capitulation sur le plan constitutionnel" signé et paraphé par deux pays voisins dont le but avait précisément été le changement par les armes de la Constitution de la B-H. Tout cela étant contraire à la Charte des NU et au droit international qui n'ont pas été appliqués dans le cas de la R. de B-H, victime d'agression et de génocide.

 

      
Les citoyens de la République de Bosnie-Herzégovine